• L'intelligence prend fin où commence le racisme. Le racisme, c'est le vers qui ronge le fruit de l'intelligence, la rouille qui corrode et détruit la dignité de la personne. Le raciste, fait de peur et d'ignorance, traumatisé par le manque d'intelligence et d'estime de soi, et nourri par la haine de l'autre du fait d'un complexe d'infériorité profond et incoercible, est à la fois le danger et la victime : un danger pour les autres (l'enfer virtuel, ce n'est pas l'autre, c'est le racisme) et une victime de lui-même. Une victime qui devient le bourreau de l'autre. Prisonnier de ses préjugés, phobies et contradictions, le raciste n'aime pas la liberté car la liberté, c'est la diversité, la pluralité d'être et de choisir. Lui aussi - né du métissage d'un homme et d'une femme - a peur de choisir parmi la diversité des options, critères et modèles tout comme l'effraient la cohabitation, la communication et le rapport individuel aux autres. Devoir reconnaître les différences l'angoisse tout comme le métissage - pureté ô combien audacieuse - l'épouvante.
    "Il y a certaines perversions de l'intelligence et de la société humaines contre lesquelles il est inutile de lutter ouvertement. La seule action positive est d'éduquer les enfants de telle manière que ces perversions leur paraissent inacceptables moindres égarements. De toutes ces perversions, le racisme est sans doute la plus répugnante"